dimanche 18 août 2019
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Esclavagisme dans la première Région du Mali : L’inaction coupable des autorités mise en cause

Cela fait un bon moment que des images de tortures d’hommes circulent  sur les réseaux sociaux. Selon des témoins locaux, ces personnes sont victimes des pratiques à caractère esclavagiste. Parmi eux, des enfants, des femmes et des vielles personnes. Des malheureux événements qui se sont déroulés principalement dans la Région de Kayes au vu et au su de toutes les autorités compétentes et des Responsables locaux. Des actes d’une autre époque longtemps, abolis, mais qui restent toujours d’actualité dans certaines localités du Mali. 

Depuis 2018, des citoyens s’élevant contre leurs conditions frisant l’esclavage pur et dur  par ascendance dans les cercles de Kayes, Nioro, Diéma, Yélimané et Kita sont victimes de multiples exactions avec des sévices corporels. Pour cause de leur protestation, ces derniers sont humiliés, battus et chassés de leurs villages d’origine par leur soient disant maîtres. À cela s’ajoute la privation de l’usage des services sociaux de base, le retrait des terres de cultures et autres avantages.

L’avènement récent date du dimanche dernier où des habitations entières ont été saccagées dans le village de Sakoré, Commune rurale de Jémékouraba, Cercle de Kita, en 1re Région.

Dans ladite localité, les auteurs des faits ont aussi battu un vieil homme nu et l’ont obligé à faire le tour du village. Sur les vidéos mises sur les réseaux sociaux, des femmes dont les enfants ont été battus crient au désespoir. Selon d’autres sources, cette pratique d’esclavage est plus fréquente chez les Soninkés.

Dans la zone, la population reste dans l’angoisse et la peur comme le témoignent certaines victimes.

Face à cette situation récurrente, les organisations de Défense des Droits de l’Homme, à travers la protection et la promotion des Droits humains (TEMEDT), ont plusieurs fois interpellé le Gouvernement sur le sujet. Selon eux, depuis 2016 le projet de loi portant ‘‘Répression de l’esclavage et les pratiques assimilées’’ se trouve sur la table des autorités. Un  projet qui, jusqu’à présent, reste dans l’oubliette.

Le Gouvernement malien s’est contenté de produire des communiqués laconiques en se limitant à dire « avoir constaté avec consternation et indignation la perpétration d’actes portant atteinte à l’honneur, à la dignité, aux biens et à l’intégrité physique des personnes dans certaines localités du pays».

Ce qui est incontestable c’est que ce phénomène dans la cité des rails s’ajoute aux nombreux autres défis auxquels fait face le pays sur le plan sécuritaire et dans la protection des Droits humains.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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