mercredi 18 juillet 2018
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ELECTION PRESIDENTIELLE 2018 : IBK va-t-il céder pour Dioncounda Traoré ?

Le Président de la République n’exclut aucun stratagème pour garder le pouvoir, soit directement ou par procuration. Aujourd’hui, face à un bilan médiocre et abandonné par ses alliés, il pourrait renoncer à la dernière minute, et pourquoi pas appeler à voter pour l’ancien Président de la Transition, le Professeur Dioncounda Traoré. Ce tour de passe- passe, envisagé par certains observateurs, serait en gestation entre les deux hommes. IBK préserverait ainsi ses arrières et éviterait un lendemain tumultueux, si l’Opposition arrivait au pouvoir. Les deux septuagénaires vont-ils réussir leur coup ?
Tout semble indiquer que le Président de la République, IBK et l’ancien Président de la Transition Dioncounda Traoré sont en contacts et veulent brouiller toutes les pistes, pour qu’ensuite le premier passe la main au second. Cette stratégie serait l’ultime chance pour le président sortant, d’espérer continuer à gérer le pouvoir indirectement en ayant à la tête du pays celui qu’il a toujours appelé affectueusement son aîné, à savoir Dioncounda Traoré. IBK a aujourd’hui ce seul plan machiavélique. Surtout après avoir été abandonné par ses alliés et ayant une opposition à la fois nombreuse et virulente, son salut ne peut venir que du côté de l’ADEMA. Sinon, comment comprendre que l’ancien Président de la Transition, qui aurait affirmé, selon certaines sources, qu’il ne serait pas candidat si IBK l’est, puisse changer d’avis pour descendre de nouveau dans le marigot politique. Ce serait, sans doute, pour répondre à la sollicitation de 46 sections sur 52 de son parti. Pour beaucoup d’analystes politiques, ce revirement à 180 degré de Dioncounda Traoré n’est néanmoins pas fortuit. Il semble provenir d’un deal minutieusement élaboré entre les deux hommes. A en juger par les comportements des partisans d’IBK comme ceux de Dioncounda Traoré, on a l’impression qu’ils seront des adversaires redoutables ne se faisant pas de cadeau. Mais rien qu’en observant les conciliabules à certain niveau, on doit en déduire qu’il y a une complicité tacite entre les deux partis pour conserver le pouvoir en 2018. Pourront-ils le faire face à une Opposition qui a le vent en poupe après avoir fait échouer le projet de révision constitutionnelle et en dépit du bilan catastrophique d’IBK ? La réponse sera connue dans 106 jours c’est-à-dire d’ici le 29 juillet date du premier tour de la présidentielle.
Dioncounda Traoré, en acceptant de redescendre dans l’arène politique, court désormais deux risques majeurs, à savoir s’exposer à un déballage des dossiers sensibles de la transition et même ceux de sa gestion de l’ADEMA, de l’Assemblée Nationale, des différents ministères qu’il a dirigés. Le second risque serait, en cas de défaite, la perte de toute crédibilité, des honneurs, après une transition bien réussie. Il doit se rappeler ce qui est arrivé à ATT quand il a signé son come-back après une transition historique de quatorze mois, avant de passer le pouvoir à Alpha Oumar Konaré.
Youssouf Sissoko
youssouf@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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