lundi 17 décembre 2018
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Crise sécuritaire : Encore des soldats maliens tués

Si le mardi 25 septembre 2018 on annonçait la mort de douze civils dans une attaque déplorée dans la Région de Ménaka, près de la frontière nigérienne, le lendemain, mercredi 27 courant, au moins sept autres soldats maliens et un civil ont été tués par l’explosion d’engins artisanaux sur la route Mopti-Tombouctou.

Cette nième attaque intervient dans le Centre du Mali au moment où la Diplomatie mondiale s’entretient pour adopter une éventuelle approche globale et cohérente sur la situation dans ces Régions du Mali. Cette question d’insécurité qui fait rage dans le Centre du pays était l’un des objectifs de la réunion du haut niveau sur le Mali et le Sahel tenue en marge de la 73e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Sept soldats et un civil tués

En effet, deux véhicules d’une mission d’escorte ont sauté sur des engins explosifs improvisés sur la route reliant Mopti à Tombouctou, mercredi 26 septembre. Selon des sources concordantes, au moins sept soldats des Forces armées maliennes et un chauffeur civil ont été tués.

Le convoi se trouvait entre Bambara Maoundé et Douentza, dans le Centre du pays, à mi-chemin entre Mopti et Tombouctou, au moment où les deux véhicules ont sauté sur l’engin explosif, mercredi après-midi. Le Ministère malien de la Défense, qui parle d’une «attaque terroriste lâche » dans un communiqué publié hier, jeudi 27 septembre, « encourage les FAMA à poursuivre leur mission de protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national».

Réunion du haut niveau à New York sur le Mali et le Sahel

Lors de cette rencontre déroulée en marge de la 73e session de l’Assemblée Générale de l’ONU, tenue le 26 septembre dernier, le Gouvernement malien s’est montré plus que rassurant  concernant la situation sécuritaire qui prévaut dans les Régions du Centre du Mali. Le Gouvernement du Mali s’est engagé à accorder une attention beaucoup plus particulière et d’accroître les efforts nécessaires sur le terrain afin de remédier à la situation devenue de plus en plus instable. Et surtout  de revoir le plan intégré  d’actions afin de promouvoir des progrès simultanés dans les secteurs de la sécurité, la gouvernance, le développement et la réconciliation nationale.

De leur part, les participants ont exprimé leurs vives préoccupations face à la détérioration de la situation dans, particulièrement, le Centre du Mali et au nombre élevé de morts parmi les civils. Ils ont souligné la nécessité, pour toutes les parties, de protéger les populations civiles et ont condamné les parties responsables des actes de violation des Droits de l’Homme.

L’UE et l’UA mettent la pression

Selon nos confrères de Jeune Afrique, ce nouveau lourd tribut payé par les FAMA dans le Centre du pays intervient au même que l’Union Européenne et l’Union Africaine faisaient pression sur les signataires de l’Accord de paix en vue d’une mise en œuvre rapide et effective.

«Les Maliens doivent maintenant œuvrer sans délai à l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de paix », a ainsi déclaré le Chef de la Diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, lors d’une réunion sur le Mali organisée, le mercredi dernier, en marge de l’Assemblée Générale annuelle de l’ONU. « J’exhorte les autorités maliennes et les autres acteurs concernés à accélérer la cadence», a ajouté pour sa part le Tchadien Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine (UA).

La Chef de la Diplomatie de l’Union Européenne, Frederica Mogherini, s’est montrée encore plus offensive. «Sur le processus de paix, nous ne pouvons pas nous contenter de répéter les mêmes messages, année après année », a-t-elle martelé, insistant sur le fait que « les acteurs maliens, signataires ou pas de l’Accord, doivent se positionner clairement soit en faveur de l’Accord soit en dehors et en assumer les conséquences avec cohérence».

Oumar Diakité : LE COMBAT

Rédaction

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