mercredi 13 décembre 2017
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Consequences de la readmission des immigres maliens en situation irreguliere en europe : Abdoulaye Diop et Abdrahamane Sylla donnés partants après le Sommet Afrique-France

Comme Mme Bouaré Fily Sissoko, Ben Barka ou Mahamadou Camara dans l’affaire dite du Boeing Présidentiel et de l’achat des équipements militaires des FAMA, Soumeylou Boubéye Maiga, Moussa Mara dans l’affaire dite de la crise de Kidal, les ministres Abdoulaye Diop et Abdrahamane Sylla risquent de faire les frais de leur incapacité à défendre l’indéfendable dans ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire du fameux communiqué conjoint. A lire entre les lignes du discours de Nouvel An du président de la République, tout semble indiquer qu’ils seront débarqués du gouvernement après le Sommet. Abdoulaye Diop et Abdrahamane Sylla n’ont-ils pas été laxistes en signant à l’aveuglette un papier, quelqu’en soit la forme et l’appellation sémantique, qui compromet la stabilité sociale ? IBK, le premier chef de la diplomatie malienne se pouvait-il ne pas être au courant du contenu du communiqué conjoint avant sa signature ? Quid du Premier ministre, Chef de l’Administration publique ? Mais s’il faut trouver un coupable, les deux ministres en charge du dossier n’échapperont pas au courroux, comme des agneaux sacrificiels, pour calmer une colère de la diaspora qui va crescendo ?
Le Président de la République dans son discours de Nouvel An, mesurant la gravité de la situation et surtout les conséquences de la signature du communiqué conjoint UE-Gouvernement du Mali pour le rapatriement des maliens en situation irrégulière en Europe, a promis de prendre des sanctions contre les cadres qui se seraient rendus coupables d’une si grave légèreté et faiblesse d’anticipation sur un dossier aussi sensible comme celui de l’immigration au Mali. Les statistiques montrent que la part des immigrés dans le développement est de loin supérieure à l’aide publique au développement reçue par le Mali de ses partenaires. Comme dans les précédentes crises, le vrai problème au Mali reste la crise de leadership. Face à des problèmes, personne n’a le courage d’assumer et de défendre sa position face aux pressions sociales qui sont toutes naturelles dans la gestion des affaires sensibles d’un pays.
L’on s’achemine vers un autre cas d’école de la gouvernance sous IBK, les ministres Diop et Sylla, selon beaucoup d’analystes politiques, courent le risque de se voir débarquer du bateau pour avoir manqué de courage de défendre une réadmission qui nous est imposée par une Europe raciste qui nous ferme ses portes au même moment où elle les ouvre à d’autres immigrés syriens parce qu’ils sont aussi blancs. L’erreur de nos gouvernants, c’est de n’avoir pas su bien exploiter l’article 13 des accords ACP UE qui offre le cadre d’une quelconque réadmission d’immigrés africains. Et le piège dans lequel s’est fait prendre les autorités maliennes, vient de leur méconnaissance des règles du Droit international qui de l’avis de certains experts, interdit de rapatrier un sans-papiers qu’aucun pays ne considère officiellement comme son ressortissant. En dépêchant donc des missions pour identifier et reconnaitre le statut de maliens à des immigrés en situation irrégulière, le Mali donne par la même occasion tout le quitus juridique aux Etats d’accueil de rapatrier dans leur pays d’origine nos compatriotes quand leur mutisme aurait rendu un tel refoulement impossible. C’est que semble indiquer que le président Macky Sall du Sénégal évoquant les accords ACP UE a refusé catégoriquement de signer un quelconque accord fusse-t-il un communiqué conjoint. Si les autorités policières maliennes n’étaient pas parties pour faciliter la tâche à l’Europe, les maliens en situation irrégulière seraient en situation de réfugiés dans les pays où ils sont et donc protégés par le Droit international. Nos deux ministres Diop et Sylla en charge du dossier, auraient pu avoir le courage d’un Macky Sall pour dire non à la signature d’un communiqué conjoint que tout assimile à un accord tant il constate la convergence de deux points de vue et de deux volontés sur un sujet. Il est donc fort à parier que ces deux ministres seront bien remerciés au prochain remaniement ministériel pour préserver les chances d’IBK auprès de la forte diaspora malienne à l’étranger dont le vote est déterminant pour le sacre de tout candidat à une élection présidentielle malienne.
En somme, « Yougo Sylla et Gorgi Diop » ont désormais l’épée de Damoclès suspendu sur leurs frêles têtes. Ils peuvent dès maintenant consulter leurs marabouts et autres charlatans pour éviter la sentence d’un IBK fâché exigeant leur éviction du Gouvernement.
Youssouf Sissoko
youssouf@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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