lundi 17 décembre 2018
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Circulation routière : Ces agents qui nuisent les efforts de la Direction Nationale de la Police!

Au sein de la police nationale, notamment la Compagnie de Circulation Routière (CCR) certains agents de police ont confondu leur mission avec l’activité génératrice de revenus. En effet, certains hommes du Commandant Abdoulaye Coulibaly (responsable de la CCR) ont échangé la dignité policière contre l’espèce sonnante et trébuchante. Lancés derrière les miettes, des conducteurs de tricycle (Katakatani) et des ‘’Sotrama’’ ces agents ont toutes les techniques de rançonnage, dont la méthode du paquet de cigarette vide.
Quand l’on fait bien son travail avec amour, admiration et de façon désintéressée, la récompense vient sans pour-autant la forcer. Qu’est-ce qu’il n’a pas eu, cet agent digne, honnête et intègre qui régulait la circulation au niveau du rond-point de l’Ecole Normale Supérieur (ENSUP) ? L’adjudant Yssoubi Sissoko, malheureusement à la retraite. Lequel, sans le demander, a fait l’unanimité et forcé le respect des usagers en raison de son amour pour son travail, son attachement aux valeurs de la CCR, dont la plus essentielle est de rendre la circulation fluide.
De nos jours, parler du désordre qui règne dans la circulation routière à Bamako revient à remuer sa langue sans pour autant rien dire. Cependant, si l’on doit admettre l’incivisme d’une part importante des usagers routiers, il faut mettre l’accent sur le comportement peu orthodoxe de certains hommes en tenue bleue. Lesquels, sans crainte font régner tout, au niveau des différents postes dont ils sont en faction, sauf de l’ordre. Comme, s’ils n’étaient pas payés par le budget d’Etat, ces agents consignés à mettre de l’ordre sont, ceux-là même qui font régner le désordre. Cela, dans le seul objectif de soutirer de l’argent aux honnêtes citoyens.
Le spectacle qu’ils offrent chaque jour n’est pas de nature à donner de la visibilité aux efforts de leur hiérarchie pour mettre les agents de police à l’abri du besoin. Notamment à travers les avantages à eux accordés dans les réformes amorcées pour un statut particulier.
Avec les galons sur les épaules et les insignes de l’Etat sur la poitrine, ils ne se privent pas de courir derrière des porteurs de bagages sur les bicyclettes, tricycles et véhicules de transports en commun.
Leur quête effrénée de sous, qui frise la mendicité a atteint une certaine proportion que dans la capitale malienne le respect du code de la route n’est plus une grande préoccupation chez les usagers. L’essentiel est de ne pas rouler les poches vides. C’est pourquoi il y’a de plus en plus moins de bagarre dans la circulation. Car, il suffit de montrer patte blanche et bien faire graisser la patte pour se sortir d’affaires, avec ou sans les pièces en règle.
Pour venir à bout du phénomène, sur les réseaux sociaux, des lanceurs d’alerte et dénonciateurs anonymes ne manquaient pas de partager des images humiliantes des agents de circulation, souvent ne train de soutirer des miettes à des pauvres usagers.
Depuis ces dénonciations qui ont permis de sanctionner et mettre à nu certaines pratiques, ces derniers ont expérimenté leur forfait en mettant en place une nouvelle méthode afin d’éviter les regards indiscrets. Cela, consiste à donner un paquet de cigarette vide aux personnes arrêtées pour une infraction en circulation afin que ceux-ci y mettent des billets.
Un cas de ce genre produit à la date du 6 aout dernier au niveau du rond-point ‘’ Maliba’’ a étonné plus d’un parmi le monde présent. Un jeune trentenaire pour avoir brulé le feu a été arrêté par un agent. L’intéressé engage un dialogue avec le policier afin de lui faire comprendre qu’il n’avait pas vu le feu rouge. L’agent n’a voulu rien entendre et expliqua au motocycliste le montant des contraventions qu’il encourt en cas de conduite à la fourrière. Pour trouver une issue favorable et mieux esquiver les regards du monde qui assistait au spectacle, il lui remet un paquet de cigarette vide au fautif. Celui-ci n’ayant pas compris ce que voulait l’agent a exprimé sa surprise. Il demande à comprendre. L’agent n’ira pas par quatre chemins pour expliquer à son interlocuteur ce qu’il attend de lui. « Va mettre quelque chose dedans » indique-t-il au jeune homme.
Ayant compris, qu’il ne bougera d’un iota avec son engin sans pour autant s’exécuter, celui-ci s’isole de côté afin de plonger un billet de 1000F dans le paquet, pour ensuite le remettre à l’agent, qui lui tendra la clé de sa moto sans autres formes de procès.
Il est temps de former certains agents de la circulation routière sur la moralité qui cadre leur mission dans la circulation de Bamako. Une ville qui ne dispose même pas de routes adéquates comparativement au nombre de véhicules. Sans compter l’incivisme grandissant de ses usagers routiers. Seule la police doit donner le bon exemple.
Par Mariam SISSOKO LE SURSAUT

Djibril Coulibaly

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