dimanche 27 mai 2018
Accueil | Oeil du combattant | BOISSON PP : Du poison dans nos bouteilles (suite)

BOISSON PP : Du poison dans nos bouteilles (suite)

Depuis la publication dans nos lignes de l’article sur le poison, pardon la boisson PP, de nombreuses réactions nous sont parvenues. Parmi celles celle-ci une dame qui a du croiser les mains la nuit pour ne pas mourir avant le lendemain.
A peine consommé, la bonne dame curieuse et amoureuse des produits locaux s’est tordu de douleur pendant toute la soirée. Des ballonnements en ont suivi et un mal de ventre accompagner d’une rote sans arrêt. Oumar Diarra nous a fait savoir de ce qu’il a subi après la consommation d’une bouteille PP. ‘’j’ai du coup arrêté d’acheter cette boisson que j’achetais d’ailleurs pour mes enfants. Le hic est qu’on se demande pourquoi sa vente continue alors que le ministre en charge avait demandé lors de sa visite sur les lieux de se conformer aux règles. « Vous devez vous conformer aux normes d’installation et de production en vigueur, notamment les normes ISO. Vous devez donc suspendre la production jusqu’à ce que les conditions essentielles de production de qualité soient requises afin de préserver la santé de nos concitoyens..
C’est une évidence, la création d’une entreprise crée des emplois même s’il est journalier, mais la norme voudrait que le milieu soit aussi adéquat afin qu’on puisse avoir une alimentation saine. Mais à en croire M D qui travaille de près dans cette boite il n’y a rien de serieux dans cette entreprise. Dans un Etat sérieux, la population doit se motiver pour porter plainte contre cette entreprise qui causera plus d’ennuie dans les jours à venir. Elle est loin d’une entreprise qui respecte les normes d’une bonne production.
Selon un spécialiste des jus que nous avons joint, les vrais jus de fruit de fruits proviennent d’une large gamme de fruits, notamment: oranges et autres agrumes, pommes, raisins, canneberges, ananas ou mangues. Ils résultent souvent de l’assemblage de jus de fruits de plusieurs espèces. Généralement, les fruits sont transformés en concentrés près de leur lieu de récolte, puis expédiés à un conditionneur. Les jus de fruits sont commercialisés sous forme de concentrés, de concentrés surgelés (particulièrement le jus d’orange) ou de jus dilués. Du sucre et des conservateurs leur sont fréquemment ajoutés. A leur arrivée dans l’usine de transformation, les oranges sont lavées, triées pour éliminer les fruits abîmés et classées selon leur calibre, avant d’être acheminées jusqu’aux extracteurs de jus. Là, les huiles sont extraites de la peau des fruits, et le jus est obtenu par pression. Le jus «pulpeux» est ensuite filtré. Pépins et pulpe sont ainsi rejetés, la seconde étant souvent récupérée comme aliment pour le bétail. Le jus d’orange destiné à être commercialisé comme n’étant pas «à base de jus concentré» subit une pasteurisation. Dans le cas contraire, il passe dans des évaporateurs qui, sous vide et par l’effet de la chaleur, lui retirent la majeure partie de son eau, puis il est réfrigéré. Ainsi obtient-on un jus d’orange concentré et surgelé. Ce traitement permet également de recueillir de nombreux composants aromatiques essentiels, lesquels sont restitués au concentré avant son expédition au conditionneur.
Le concentré surgelé est transporté jusqu’au lieu d’embouteillage dans des camions ou des camions-citernes frigorifiques. Nombre de laiteries conditionnent le jus d’orange avec les mêmes machines que celles utilisées pour le lait. Le concentré est dilué dans de l’eau pure, puis pasteurisé et conditionné en milieu stérile. Suivant le volume d’eau ajouté, le produit fini se présente sous forme de jus de fruit concentré surgelé ou de jus d’orange prêt à la consommation.
A l’entreprise PP, c’est le sauve qui peut et rien qu’en voyant les gens y séjournent là bas pour le travail, l’on se rend à l’évidence que nous ne sommes pas sortis de l’auberge.
Pour la boisson PP, l’on se demande comment on peut laisser cette entreprise travailler au Mali tout en sachant tous les méfaits qu’elle peut engendrer. A dire que l’entreprise s’apprête à faire de l’eau aussi pour la consommation
Dougoufana Kéita LA SIRENE

Djibril Coulibaly

Voir aussi

Diabète et Ramadan : Est-ce possible ?

Les patients présentant une maladie chronique, surtout ceux qui prennent quotidiennement des médicaments, sont dispensés …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *