samedi 20 janvier 2018
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Biennale artistique et culturelle 2017 : Le retour effectif

L’objectif de la biennale est de rester constant, de viser à favoriser le brassage et l’interpénétration des populations afin de contribuer à l’émergence d’une culture de la paix et de la citoyenneté. 

Cette cérémonie d’ouverture a débuté par un mot introductif du réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRAD) pour magnifier le vivre ensemble. Après les commutateurs traditionnels, ce fut l’hymne national pour rappeler le caractère solennel de la cérémonie. Ensuite, le Maire de la Commune II du District de Bamako, Abba Niaré, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous et à toutes. Un défilé de toutes les Régions a servi un avant goût des prestations futures. Pendant ce défilé, Bamako, la ville hôte, a procédé à la lâchée de colombes, symbolisant la paix. Pour réconforter davantage  le Public, constitué en majorité de jeunes,  d’artistes et de femmes,  Mylmo, et Kenji et l’humoriste Kanté ont monté sur scène. Le Grand Maître N’Tji Doumbia a réalisé une prouesse chorégraphique avec plus de 2000 jeunes en quelques jours seulement de répétition. Le public a apprécié les messages du tableau phonique de paix et de tolérance.
Dans son discours, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, Ministre de la Culture, a beaucoup insisté sur Tombouctou : «Les réalités vécues en 2012 nous ramènent à voir un autre visage de Tombouctou aujourd’hui. Je refuse de parler de Tombouctou en rappelant ces scènes atroces de destruction des mausolées et autres expressions culturelles, telles que les manuscrits anciens. Je ne peux pas me permettre de refaire ici le film des destructions. Il m’est impossible d’insister sur ces images d’une autre époque de ces terroristes arrachant avec colère et barbarie la porte dite secrète de la mosquée de Sidi Yehia. Il ne nous faut plus revivre, par la pensée, la destruction du monument de l’Indépendance à l’effigie d’El Farouk. Ce qu’il nous faut aujourd’hui c’est de parler de Tombouctou dans un avenir proche.
Tombouctou s’inscrit dans un schéma de développement qui n’est nullement une invention de notre part. Tombouctou a toujours été une ville carrefour et doit le rester. Notre vision de la renaissance de Tombouctou est une vision intégrée d’une ville hautement symbolique pour la culture mondiale, représentative d’une expression d’un Islam modéré au service de la paix et économiquement viable au service d’un développement social.
Aujourd’hui, une nouvelle chance nous est donnée pour mettre à l’abri les manuscrits afin que, dans l’avenir, aucune crise ou situation guerrière ne puisse menacer de détruire totalement ce patrimoine inexploré sans survivance des documents sur des supports variés. Cela nécessite de fédérer les savoir-faire, les moyens technologiques et de mobiliser toutes les ressources et toutes les bonnes volontés.
Mais, souhaiter que Tombouctou renaisse, c’est accepter le principe même que Tombouctou peut mourir. Tombouctou, la mythique et la mystérieuse ne doit pas mourir. J’invite chacun de nous à s’imager le monde sans Tombouctou, à revoir le monde islamique sans le savoir émanant de Tombouctou, à réfléchir à l’évolution du monde sans le passé glorieux de Tombouctou ».
La cérémonie d’ouverture a pris fin par le discours  du Président de la République qui été, une fois, n’est pas coutume, très bref. Mais, il  n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au Premier Président pour cette initiative. Avant d’ajouter  que le Mali se souviendra toujours du Président Modibo Kéïta.
Mahamadou YATTARA : LE COMBAT

Rédaction

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