lundi 17 décembre 2018
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Amadou Haya Sanogo : 5 Ans déjà

Mercredi 27 novembre 2013-mardi 27 novembre 2018, il fait 5 ans, jour pour jour, depuis que le Général-capitaine Amadou Haya Sanogo est en prison sans jugement. Le putschiste continue à méditer sur son sort entre quatre murs. 

L’opinion publique aussi bien nationale qu’internationale mérite d’être édifiée sur le sort du Général Amadou Haya SANOGO. Le discours du Président de la République, à l’ occasion de la rentrée judiciaire 2018-2019, sous le thème: «La justice, facteur de croissance et de progrès»,  va-t-il faire bouger les lignes ? Un procès qui se fait attendre. Le procès d’Amadou Haya SANOGO et ses 17 coaccusés qui était ouvert le 30 novembre 2016 dans la capitale du Kénédougou, Sikasso, ne semble plus d’actualité. Après une suspension d’une journée, l’audience avait repris le 2 décembre 2016 puisreporté sine die. Et, depuis bientôt deux ans, c’est le silence radio sur le dossier du Soldat terrible de Kati. La justice malienne a rejeté janvier 2018 une demande de mise en liberté conditionnelle introduite par le pouls d’Avocats du Capitaine et ses coaccusés,à l’exception de deux d’entre eux qui ont été relâchés ou ont vu leur contrôle judiciaire s’assouplir. C’est la première fois que des prévenus cités dans l’affaire des Bérets rouges voient leur requête acceptée par la justice malienne. Il s’agit  de Yamoussa Camara, un des très proches collaborateurs du Général SANOGOet l’ex-Ministre de la Défense au moment des faits, qui a été mis en liberté conditionnelle «pour des raisons de santé ». Le Général Dahirou Dembélé, Chef d’état-major des armées en 2012, aurait été quant à lui sous contrôle judiciaire depuis trois ans. La justice a décidé de surseoir à cette mesure. Il est, donc, entièrement libre de ses mouvements.

À la différence des autres prévenus, ces deux Officiers putschistes ne sont poursuivis que pour leur complicité présumée. La FIDH, l’AMDH et les parents des victimes avaient estimé que l’ouverture du procès était en soi une première avancée et que beaucoup attendent impatiemment la reprise de l’audience.

En effet, en décembre 2016, sur proposition des Avocats de SANOGO, les juges d’instruction ont ordonné une nouvelle expertise médicale. La première n’ayant pas été conduite conformément aux procédures prévues par le Droit malien. Ainsi, la Cour a désigné un laboratoire médical, basé à Bamako, qui devait rendre son Rapport d’expertises 45 jours après sa saisine. Ce procès étant très important au plan démocratique et en termes de respect du Droit des victimes et de la présomption d’innocence des prévenus, la Justice malienne doit poursuivre ses efforts dans les autres dossiers judiciaires en cours d’instruction, notamment ceux de la mutinerie du 30 septembre 2013, de l’affaire d’Abdine Guindo ainsi que  celles relatives aux crimes commis au Nord et au Centre du pays de 2012 à nos jours. La justice occupe une place centrale dans la quête d’une paix durable. Il y a cinq ans depuis qu’un dispositif s’est mis en place. Ainsi, l’ex-Base aérienne est entièrement bouclée ainsi que le secteur CICB. Le Colonel Abass Dembélé, fils de feu Colonel Koké Dembélé, ancien Chancelier des Ordres Nationaux du Mali, à la tête de ses hommes, pénétra dans la villa où était assigné Amadou Haya SANOGO, pour l’intimer avec tous les  honneurs dus à son rang de se mettre à sa disposition. Le Général n’opposa aucune résistance. Lui et plusieurs militaires qui se trouvaient à son domicile furent embarqués à bord de plusieurs véhicules (lui-même, prit place dans un blindé léger) et le cortège a pris la direction de l’école de Gendarmerie de Faladié. Les charges qui pèsent sur le Capitaine Amadou Haya Sanogorelèvent de l’enlèvement de personnes et de l’assassinat. Les parents des victimes sont toujours dans l’attente d’un procès équitable et transparent. Une chose est sûre, c’est que  l’Homme qui a pris le risque de mettre le grappin sur lui est encore aux commandes. 

Mahamadou YATTARA : LE COMBAT

Rédaction

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