samedi 16 décembre 2017
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Alerte de la FAO : La sous-alimentation chronique passée de 20,8% en 2015 à 22,7% en 2016

La faim augmente en Afrique en raison des conflits et du changement climatique, selon la FAO. Les conditions climatiques défavorables, la lenteur de l’économie mondiale et les conflits seraient  les principales causes de l’insécurité alimentaire en Afrique. L’information a été donnée la semaine dernière, à Abidjan, par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, FAO. C’était au cours d’une réunion organisée conjointement avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon le Rapport  « Vue d’ensemble régionale de la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique en 2017 », la prévalence des cas de sous-alimentation chronique est passée de 20,8% en 2015 à 22,7% en 2016. Le nombre de personnes sous-alimentées en 2016 serait passé de 200 à 224 millions, ce qui représente 25% des 815 millions de personnes sous-alimentées dans le monde durant l’année. Dans ce document d’analyse, l’organisation  onusienne indique également qu’au cours de la première décennie du millénaire, l’Afrique subsaharienne a réalisé des progrès remarquables dans la lutte contre la faim, avec une chute du taux de sous-alimentation qui est passé de 29,1% à 20,6%. Des progrès ont été suivis par une période creuse caractérisée par une détérioration des conditions d’existence et de sécurité dans plusieurs pays en 2015 et 2016. Selon les enquêtes de l’organisation, le cas du Mali est passé de 30% à 39%. La prévalence des cas de sous-alimentation est deux fois plus élevée dans les pays affectés par un conflit et une crise prolongée que dans les pays non affectés. Et les données relatives à la nutrition sont également pires dans ces pays, d’après la FAO. C’est pour ainsi dire que la majorité des 815 millions de personnes souffrant de sous-alimentation à travers le monde en 2016, soit 489 millions, vivent dans des pays en proie aux conflits, aux actes de violence et où la situation politique est relativement délicate. Plus d’un tiers des conflits violents à travers le monde ont lieu en Afrique subsaharienne et parmi les 19 pays affectés par des conflits et des crises de longue durée, 13 se situent en Afrique subsaharienne. Vu la complexité des conflits et le lien entre conflits et insécurité alimentaire, que le changement climatique a d’ailleurs tendance à amplifier, il est important de faire en sorte que les interventions liées à la sécurité alimentaire et à la nutrition aient un impact durable sur la paix. « Ce qui serait  plus probable lorsque l’intervention est mise en œuvre dans le cadre d’un ensemble d’interventions plus larges et multisectorielles avant, pendant et après le conflit », lit-on dans le Rapport de l’organisation onusienne. Pour la FAO, face à une telle situation, il devient  nécessaire de renforcer la résilience des communautés affectées et de trouver des solutions pacifiques en vue de renforcer la sécurité alimentaire.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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