mardi 16 octobre 2018
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Affaire HUICOMA : Le torchon brûle entre le mouvement de lutte et le Gouvernement

Le Mouvement de lutte pour la restauration de l’usine HUICOMA et le Gouvernement sont toujours à couteaux tirés. Les négociations ayant échoué, le mouvement et l’ensemble de la population de la Région de Koulikoro menacent d’ouvrir les hostilités contre l’État malien.

Au regard de ce qui prévaut actuellement entre le Mouvement de lutte pour la restauration de l’usine HUICOMA de Koulikoro et le Gouvernement par rapport aux engagements signés entre les deux parties dans ladite affaire. Il s’agit, précisément, du plan social.

En effet, selon une Responsable du mouvement des femmes, si le Président IBK et son Gouvernement n’arrivent à honorer leurs engagements, ses camarades marcheront nues, dès janvier prochain, de Koulikoro  à Koulouba. « Nous créeront un précédent dans l’Histoire du Mali », a-t-elle déclaré en bamanan sur les antennes de la Radio privée Renouveau FM, dans l’émission du populiste Ras Bath du mardi 26 courant.

Par ailleurs, certains acteurs se disent prêts pour le sacrifice ultime pour la cause. Le 10 octobre dernier, le Ministre porte-parole avait donné un délai de rigueur de deux semaines pour trouver une solution à ce problème de revendication à Koulikoro. Mme le Ministre du Travail et de la Fonction Publique,  Diarra Racky Talla a publié un Rapport préparé par la commission ad hoc mise en place. Mais, selon une source proche du dossier, cette commission n’a travaillé qu’avec le protocole du 30 mai 2010. Pour cela, il n’y a que seulement 26 travailleurs qui n’ont pas bénéficié l’âge de prolongation de la retraite et le reliquat de 2 mois d’arriérés de salaires de 7 autres travailleurs.

Au même moment, le protocole d’Etat s’engage à payer les arriérés des 194 travailleurs ainsi que les indemnités de réinsertions. Concernant des 2.100.000.000 de nos francs, la Ministre prétend que, dans les justificatifs, ce sont 24 mois qui ont été payés.

Le 23 décembre dernier, les Jeunes, les femmes et l’ensemble de la population ont décidé ont tenu une Assemblée Générale à l’issue de laquelle ils ont accordé deux semaines de sursis au Gouvernement pour qu’une solution définitive soit trouvée à cette crise. Ce, concernant le reliquat des indemnités de réinsertion sociale ; le droit de ceux qui sont contraints d’aller à la retraite et l’aménagement de la zone industrielle de Koulikoro.  Les Koulikorois exigent également à ce que la position du Gouvernement par rapport au payement  du droit négocié soit clarifiée. Faute de quoi, ils projettent de sortir massivement et spontanément pour troubler l’ordre public ou interdire la rentrée des Ministres à Koulikoro jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.

En tout état de cause, personne ne peut les accuser de ne pas vouloir aller aux négociations pour  éviter à tout prix des scènes de manifestations populaires avec tous les risques et conséquences incalculables que cela pourrait occasionner.

Mohamed BELLEM: LE COMBAT

Rédaction

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