vendredi 22 juin 2018
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Affaire HUICOMA : IBK et son Gouvernement interpellés à nouveau

Affaire HUICOMA était encore d’actualité à Bamako. En tout cas,  une conférence de presse a été animée par les femmes travailleuses et les épouses des travailleurs, le 10 mars dernier. À cette occasion, elles ont  interpellé le Président IBK et le Premier Ministre SBM pour une solution définitive à la revendication du plan social qui n’a que trop duré.

Dans le combat pour la revendication du plan social qui est de plein droit, les femmes entendent aller jusqu’au bout face aux autorités du pays. Selon la Présidente des femmes non moins, principale conférencière du jour, elle a retracé l’historique de la revendication, les responsabilités des autorités actuelles ainsi que le dernier mot. Elle a, dans un premier temps, tenu à rendre un hommage mérité à ceux qui de ce combat, ont perdu la vie. Historique de la revendication du plan social des travailleurs-travailleuses de Huicoma date de 2005-2006, suite à la privatisation de l’usine par les autorités d’alors et le groupe Tomota. Et dès lors, les droits des travailleurs et travailleuses ont été foulés au pied au vu et au su de l’État malien qui pourtant était le seul garant du respect des droits. Au-delà des mouvements de protestations depuis le sit-in à la bourse du travail en 2010 jusqu’à 2018 les dirigeants du pays ferment les yeux sur la souffrance de nos compatriotes de HUICOMA. La goutte d’eau de trop : La colère gagne les cœurs et les esprits des travailleurs et travailleuses de HUICOMA dans la mesure où les dirigeants actuels du pays, sous l’ordre du Président de la République IBK peinent à donner un ouf de soulagement. À cela s’ajoute des multiples contacts avec des personnalités en vain notamment la famille fondatrice de Bamako, les hommes politiques par les mêmes travailleurs. La goutte d’eau de trop en est, lorsque l’on se demande comment le Président de la République peine à respecter ses engagements pris en larmes devant les femmes à Koulikoro en 2017. Et à la date d’aujourd’hui, cette 2e Région administrative du pays est ostracisée dans le carnet de visite du Président dans les régions du pays y compris le PM. Mais en tout état de cause, point de renoncer aux droits dont le montant s’élève à un peu plus de 8 milliards de nos francs. À l’UNTM, les choses sont claires comme l’eau de roche : l’Etat malien doit encore aux compresses de HUICOMA. Le dialogue social qui avait été préconisé par l’UNTM afin de pouvoir, dégager une vision commune de la démarche de revendication semble ne pas être utile à l’avis du Gouvernement. Pour l’instant, la région est déclarée «zone rouge aux élections».

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

Rédaction

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