jeudi 21 septembre 2017
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Affaire extradition de Saadi Kadhafi : Son Avocate porte plainte contre l’Etat nigérien pour un deal de 4 milliards de dollars

La défense de Saadi Kadhafi incrimine l’Etat du Niger dans l’affaire portant l’extradition de son client de 2014. A cet effet, elle porte plainte contre le Gouvernement du Niger au Bureau du Procureur Général de Tripoli.

Dans une interview accordée, il y a quelques jours, à la chaîne Libya 24, l’Avocate du fils de l’ancien Guide libyen, Saadi Kadhafi, affirme avoir porté plainte contre l’Etat du Niger pour le compte de son client au Bureau du Procureur Général de Tripoli pour, entre autres,  «séquestration, enlèvement et gaspillage de l’argent public». Selon la défense de Saadi Kadhafi, le transfert  de ce dernier a été négocié entre le Gouvernement du Niger et celui d’Ali Zeidan pour, en contrepartie, le versement d’une somme de 4 milliards de dollars US (soit 2.400.000.000.000 francs CFA). Selon elle, il s’agit plutôt d’un « enlèvement » puisque l’Etat du Niger n’a respecté aucune procédure internationale légale en matière d’extradition pour «livrer  son client».

Le versement de cette importante somme de la part de l’ancien gouvernement libyen dirigé par l’ancien Premier Ministre Ali Zeidan, selon l’Avocate a eu lieu en 2014, afin d’extrader Saadi Kadhafi qui se trouvait à l’époque en exil au Niger.

Les performances du Guide libyen, Mouammar Kadhafi 

La dictature de Mouammar Kadhafi se résume au souci de la satisfaction de meilleure vie qu’il accordait au Peuple Libyen.

En effet, sous ce régime, l’électricité et l’eau à usage domestique étaient toutes gratuites. Le prix d’un litre d’essence était de 0,08 euros. Le coût de la vie en Libye était beaucoup moins élevé que celui qui prévaut en France. Par exemple, le prix d’une demi-baguette de pain en France était d’environ 0,60 euros, tandis qu’en Libye il était de 0,11 euros.

Aussi, les Banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts. Les citoyens n’avaient pas d’impôts à payer, et la TVA n’existait pas. La Libye était le dernier pays sur la liste des pays endettés. Sa dette publique était à 3,3% du PIB contre 84,5% pour la France ; 88,9% pour les Etats-Unis d’Amérique et 225,8% pour le Japon. Le prix d’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) était au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du Sud, Chine, Etats-Unis…).

Pour chaque Etudiant voulant faire ses études à l’Etranger, le Gouvernement attribuait une Bourse de 1627,11 euros par mois. Tout Etudiant diplômé recevait le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi. Lorsqu’un couple se marie, l’Etat paie le premier appartement ou maison. Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, recevait une aide de 300 euros par mois. Il existait des endroits nommés «jamaiya», où on vendait à moitié prix les produits d’alimentation pour toute famille nombreuse, sur présentation du livret de famille. Pour tout employé dans la Fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’Etat lui fournissait une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens sont à lui.

Dans le service public, même si la personne s’absente un ou deux jours, pas de déduction de ces jours sur son salaire, et pas de justificatif de maladie. Tout Citoyen Libyen n’ayant pas de logement pouvait s’inscrire auprès d’un organisme d’Etat, et lui en serait attribué un logement sans qu’il ou elle n’avance aucun frais et sans crédits. Le droit au logement était fondamental en Libye. Et un mot, le logement devait appartenir à celui qui l’occupe. Tout citoyen libyen souhaitant faire des travaux dans sa maison pouvait s’inscrire auprès d’un organisme d’Etat et ces travaux seront effectués gratuitement par des entreprises de travaux publics choisies par l’Etat.

En plus, le souci de l’égalité entre hommes et femmes prévalait, et les femmes avaient accès à des fonctions importantes et à des postes de responsabilité. Mieux, chaque citoyen libyen pouvait s’inscrire activement dans la vie politique et dans la gestion des affaires publiques, au niveau local, régional et national, dans le cadre d’un système de démocratie directe (cela va des Congrès populaires de base, permanents jusqu’au congrès général du Peuple, le grand Congrès national qui se réunit une fois par an).

Sur 3,5 Millions d’adultes, 600.000 citoyens participaient activement à la vie politique. La Libye était la première réserve pétrolière d’Afrique. Ce pays contient 1800 km de côtes sur la méditerranée et a un des taux d’ensoleillement les plus élevés au monde.

Les soins médicaux étaient gratuits. L’éducation secondaire et universitaire était également gratuite. Le taux d’alphabétisation était supérieur à 90%.

Il y avait des subventions sur toutes les denrées alimentaires de base.

Par ailleurs, la Libye participait ardemment au développement de l’Afrique, à son indépendance vis-à-vis des pays occidentaux et leur système monétaire dictatorial. C’est plus de 60 milliards de dollars que l’Etat libyen était prêt à investir dans 25 pays d’Afrique et donner du travail à des millions d’Africains.

Sous le régime du Guide Mouammar Kadhafi, la Libye occupait la 6e ou 7e place au sein du fonds souverain financier dans le monde. Les réserves fiduciaires étaient supérieures à celle de la Russie, par exemple.

Si cela c’est de la dictature, c’est dire que les Libyens vivaient mieux que quiconque avant la chute de Kadhafi.

Oumar Diakité : LE COMBAT

Rédaction

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