lundi 17 décembre 2018
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Actes de représailles suite au scrutin du 29 juillet 2018 : Deux agents électoraux retrouvés morts à Goudaga, dans le Cercle de Bandiagara

Selon des sources locales, deux agents électoraux ont été retrouvés morts, hier, dans la Commune rurale de Goudaga, à 15 km de Sévaré. Ces deux victimes étaient des enseignants de cette localité. Au moment où nous apprenions l’information, leurs dépouilles mortelles n’étaient pas arrivées en ville par peur de représailles. Les populations ont alerté les autorités communales qui ont remonté l’information à la Préfecture pour solliciter le soutien de l’armée afin de ramener les corps au centre-ville.

Pour cette élection présidentielle, la sécurité était restée un enjeu essentiel. Ce, en ce sens que le scrutin intervient dans un contexte où de nombreuses localités échappent au contrôle du pouvoir central du fait d’attaques terroristes et autres actes de banditisme et de règlements. Pourtant pour la sécurisation des opérations de vote, le Premier Ministre avait annoncé le déploiement de 30.000 soldats maliens sur l’ensemble du territoire national. Donc, malgré cet impressionnant dispositif sécuritaire au plan d’effectifs, des perturbations graves ont été enregistrées dans plusieurs localités où des milliers d’électeurs n’ont pas pu voter dans les Régions du Centre et du Nord du pays. Pour assurer une sécurité inclusive, optimale et sans faille au Mali, une collaboration étroite entre les forces armées et de sécurité  nationales, celles de Barkhane, de la MINUSMA et la FG5-Sahel était de mise.

Enfin, l’on se souviendra que le 27 juillet dernier, le Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga  avait rassuré que le Gouvernement a déjà pris toutes les dispositions qui s’imposent pour assurer la sécurité des électeurs, du matériel électoral, des agents électeurs et du processus du vote. «Je me rends compte que ça va, pour le moment. Nous avons mis en place des mécanismes qui permettent de faire face à tous les cas de figure possibles», avait-il déclaré orgueilleusement. Or, il se trouve qu’en réalité le dispositif sécuritaire mis en place est très loin d’être en mesure de relever les défis majeurs posés avec acuité sur le terrain électoral. Paix aux âmes des victimes. Amen ! Nous y reviendrons !

Mahamadou Yattara : LE COMBAT

Rédaction

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