samedi 15 décembre 2018
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Accusée de corruption dans le processus électoral : La Cour Constitutionnelle riposte !

Fustigée récemment dans la presse et sur les réseaux sociaux pour acte de tentative de corruption, la présidente de la Cour Constitutionnelle, Manassa Dagnoko a décidé de briser le silence afin d’apporter un démenti formel à ces allégations de nature à entacher la crédibilité de l’institution dont elle a la lourde responsabilité de présider. Elle était devant les hommes de media mercredi à la Cour Constitution pour éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur l’impartialité de la Cour.
« De graves accusations de tentative de corruption des neuf membres de la Cour constitutionnelle ont été diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours » tel a été le mot introductif de Manassa Dagnoko pour camper le décor.
Selon elle, ces accusations faisaient état d’une rencontre, entre les neuf sages à Bamako le 29 juillet 2018 au sein de la Cour, pour le partage d’une somme d’argent de (900 000 000 FCFA émanant du candidat Ibrahim Boubacar KEITA afin de couvrir d’éventuelles fraudes électorales de ce dernier lors de l’élection présidentielle organisée le même jour.
Après avoir soutenu que la Cour dénonce le caractère ridicule de cette affabulation médiatique visant à discréditer le scrutin relatif à l’élection du président de la République, elle dira que cette pseudo rencontre houleuse entre les neuf sages ne pouvait matériellement y avoir lieu dans la mesure où les juges étaient mobilisés, au même moment, dans différentes régions du pays et en compagnie d’observateurs internationaux, pour coordonner les missions d’observation des trois mille cinq cent (3500) délégués recrutés par elle en vue d’observer le bon déroulement des opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national.
« En outre, la Cour attire l’attention de tous que la diffusion de telles accusations, sans fondement, sur la base de faits qui ne pouvaient matériellement avoir lieu troublent la sincérité du processus électoral et constitue ainsi une infraction prévue et punie par les lois électorales et pénales » a précisé la présidente Dagnoko.
Cependant, elle a ajouté que la Cour se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux par une saisine régulière des juridictions compétentes pour préserver son intégrité.
Dans un langage franc déteint de toute ambiguïté, elle dira que les membres de la Cour, nullement ébranlés par ce montage grotesque, affirment leur détermination à assumer les missions, à eux, assignées par la Constitution et les lois pertinentes, dans le seul intérêt du peuple malien. Parole de la garante de la Constitution.
Par Moïse Keïta LE SURSAUT

Djibril Coulibaly

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