lundi 15 octobre 2018
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A qui profiterait une violence post-électorale au Mali ?

Les élections sont censées renforcer la bonne gouvernance et éviter les crises politiques et sociales. Dans un état en phase de stabilisation, une élection mal gérée pourrait être un facteur escaladeur de violent conflit. D’une manière générale les élections deviennent de plus en plus potentiel déclencheur de conflit violent en Afrique.

Vu le contexte particulier de tension qui caractérise très souvent les processus électoraux en général dans plusieurs pays africains, il s’avère nécessaire qu’une gestion adéquate soit pratiquée pour prévenir les conflits ou désamorcer les tensions liées aux élections.
Selon, United Institute of Peace : une élection libre et transparente n’est pas une garantie pour une élection sans violence ça va au-delà. Et une élection transparente crédible peut être source déclencheur de conflit dans un Etat déjà fragilisé pendant la période électorale ou après le scrutin. Les élections de 2011 du Nigeria est une parfaite illustration, bien que la qualité démocratique des élections a été saluée par les institutions internationales, cette même élection a été l’une des plus violentes de l’histoire du pays.

Les élections de cette année se dérouleront dans un contexte très particulier.
Les élections générales de cette année : présidentielles et législatives sont d’une importance capitale pour la sortie de crise au Mali, car sa réussite permettra d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix. Elles permettront aussi de parfaire la mise en œuvre du processus de sortie de crise signé il y a plus de trois ans.
Le cas échéance, c’est à dire l’échec des élections présidentielles du 29 juillet verra le Mali replonger dans une crise sociopolitique sanglante sans précédent. Vu que le régime a fait à beaucoup de lésés et de chômeurs selon la population lors des déguerpissements des voies publique « l’opération bulldozer » en prélude la France-Afrique.
Le régime n’aurait pas aussi satisfait les attentes de la plus grande partie de la population malienne, autrement dit il faillit a son slogan « Le Mali d’Abord ». Il peine aussi à stabiliser les régions du Nord principale cause de l’élection de son Excellence Ibrahim Boubacar Kéita.
A tout cela s’ajoute le phénomène qui qui menace la sécurité la paix internationale : le terrorisme et l’extrémisme violent au nord et au centre du pays. Le pays étant déjà en proie à l’insécurité et extrémisme violent, organiser des élections est plus que complexe. Mais le gouvernement du Mali s’est engagé a relevé les tous défis liés à ces élections apaisées et transparentes :
D’abord sur le plan sécuritaire :
– Le nombre de troupes envoyés au nord du Mali précisément dans zone de Mopti a été revu à la hausse enfin de combattre le groupe terroriste Al-Mourabitoune d’Hamadou Kouffa de Macina et ses alliés.
– Sur leur demande, il est mis à la disposition de tous les candidats des éléments des forces de l’ordre pour sécuriser leurs campagnes électorales.
– Sur le plan législatif : un nouvel code électoral a était voté pour plus de transparence dans le processus électoral et le jour du scrutin.
– Des cartes d’électeurs confectionnées
– L’audit du fichier électoral en aout dernier par les experts de la francophonie
– Sur plan éducation citoyenne : le gouvernement et ses partenaires ont lancé beaucoup de campagne formation et de sensibilisations audiovisuelles : des sketchs télévisés, des émissions radiophoniques.

Compte tenu des enjeux de cette élections même les autochtones de Bamako (les Touré, Niaré etc.) ne sont pas restés en marge de l’organisation de ces élections, car ils sont convoqués tous les candidats et leurs faire part de leurs inquiétudes. Ils leurs ont encouragés à faire preuve de responsabilité des sagesses et de respect des uns et des autre surtout qui sont nos valeurs sociétales. Ils ont demandé aux candidats de mettre le Mali au-devant de tous autres intérêts personnels qui sont nos valeurs sociétales.

Les partis politiques ont aussi signé le code de bonne conduite initié par le NDI Mali avant début des campagnes électorales et s’engagent à le respecter.
Les risques d’un soulèvement populaire et de contestation des résultats du scrutin lors de cette élection présidentielle sont très élevés. Pour éviter une crise politique postélectorale, les protagonistes doivent promouvoir, le règlement des contestations des résultats par les juridictions nationales et internationales. Ce règlement par les tribunaux fera dorer le blason de la démocratie malienne dans le concert des nations. Il sera aussi une promotion pour la démocratie malienne qui est mis causé depuis un certain temps dans la sous-région. Sans oublier que la stabilité du Pays dépend dans la réussite cette élection présidentielle.
Soumaïla Traoré, MD en genre, paix et sécurité

Djibril Coulibaly

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