samedi 25 novembre 2017
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4 septembre 2013 – 4 septembre 2017 : Le Mali d’abord : Vision ou tromperie ?

Elu avec plus de 77%, le 4 septembre dernier, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta célèbre son quatrième anniversaire à la tête de pays. Son bilan est diversement apprécié par les Maliens. Quand IBK venait démocratiquement au pouvoir en 2013, les attentes étaient à un niveau très élevé, surtout par rapport à la crise du Nord.

 

Ses partisans se félicitent de son passage de cet anniversaire avec les prémices du retour de la paix, marqué surtout par le retour du Gouverneur de Kidal, après plusieurs tentatives échouées. Cette fois a été la bonne, une première depuis plus de trois ans. Ces mêmes partisans renchérissent en disant que ces quatre ans ont été marqués par un bilan très remarquable dans tous les domaines. Principalement, dans la Santé, les Equipements militaires, l’Education, l’Economie (en plein essor) et l’Agriculture (qui est gratifiée de 15% du Budget national pour sa modernisation). L’humilité du Président à surseoir au referendum est un grand satisfecit de ses partisans.

Un autre aspect de leur satisfaction est dû aux problèmes de Santé que connait le Président qui, malgré tout, représente le pays partout où c’est nécessaire.

La réalisation des 200.000 emplois a été citée également. Ils invitent leurs adversaires à ne pas oublier est venu trouver le pays dans le gouffre.

Donc, pour eux, IBK est un Homme d’honneur et patriote sincère.

Sa politique de désenclavement du pays est salutaire et bénéfique pour le Peuple malien. De ce fait, ils ne tardent pas à affirmer leur soutien aux actions du Président en faveur du développement et cela depuis son arrivée au pouvoir. Il a donné un autre visage aux fores armées et de sécurité maliennes. «Ce qu’il a fait dans ce secteur est seulement comparable aux œuvres de Modibo Kéïta. C’est pourquoi les maliens ne regretteront jamais. Il a su répondre aux besoins et apporter de la joie de vivre dans le cœur des Maliens qui ne peuvent que le remercier pour tout ce qu’il a fait pour l’amour du Mali », déclare un de ses partisans.

En somme, malgré les obstacles, malgré la lourdeur des défis, le Président IBK est resté indéboulonnable devant l’essentiel ; c’est-à-dire, le Mali. Quatre années de gouvernance sont, certes, insuffisantes pour résoudre tous les problèmes du Mali. Cependant, sous son régime, les travailleurs du Mali ont bénéficié des avantages dont entre autres l’augmentation du SMIG, l’augmentation des allocations familiales et la diminution de 8% du taux d’abattement de l’ITS.

Mais, en revanche, ses détracteurs ne manquent pas de griefs et s’attardent volontiers sur la situation sécuritaire au centre du Mali qui est inquiétante alors que son Gouvernement mobilise des fonds pour équiper l’armée, pour lutter contre l’insécurité. Ils éprouvent un grand regret dans leur choix et s’interrogent anxieusement sur la pertinence de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Ce, avant de faire un listing des scandales qui ont marqué ces quatre années. Surtout dans le domaine de l’éducation, ce secteur qui a connu d’assez de grèves au niveau du fondamental, du secondaire et du Supérieur en plus du collectif des enseignants du Nord, qui ont déclenché une grève le 14 février 2017.

Dans le domaine de la santé, une première dans ce pays, il y a la grève lancée le 9 mars pour finir le 18 avril 2017.

Dans le domaine de la sécurité, le pays est marqué, d’une part, par le phénomène d’insécurité dite «  résiduelle » et l’absence de l’administration dans une bonne partie des Régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao Ménaka, Kidal et Taoudéni.

La diplomatie était secouée par la suspension du Mali de l’ONU pour non-paiement de ses cotisations, et le fameux accord de réadmission des Maliens de l’extérieur.

L’Agriculture, avec l’affaire des engrais frelatés et l’achat des tracteurs surfacturés, a fait également l’objet des vives critiques.

Des routes dégradées comme l’axe Bamako-Kayes et Bamako-Gao, etc. En fin, aux dires des détracteurs du Régime, ces quatre ans ont été marqués aussi par de trop de cas de surfacturations ayant épousé un niveau record dans l’Histoire de ce pays, de son Indépendance nationale à nos jours.

Mahamadou YATTARA : LE COMBAT

Rédaction

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