lundi 23 septembre 2019
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35% du TEC de la CEDEAO doit s’appliquer sur la pomme de terre importée

Notre pays dispose d’une économie à vocation essentiellement agricole. Donc un grand producteur de divers agricoles comme la pomme de terre cependant un pays grand importateur de ces mêmes produits dont la pomme de terre. En revanche le protectionnisme s’impose pour assurer une valeur ajoutée à la production nationale, il y va du développement d’un Mali aux richesses agricoles incommensurables
De nos jours la pomme de terre se vend en raison de 600f le kilogramme pour celles importées du Maroc et 550F et la pomme de terre de Modibo Keita est vendue aussi à 600f, pour la pomme de terre en provenance du Sénégal et la pomme de terre produite à Sikasso est inexistante sur le marché Dossolo Traoré du nouveau marché de Médine. Certes le constat est amer, mais il reste vrai que le prix de la pomme de terre a galopé du simple au double. Car de 250f juste avant le mois de carême on se retrouve à 600f 1 mois après. Le véritable défi que les autorités de notre pays en particuliers celles du domaine de l’agriculture se doivent relever au moment où le Mali, grand producteur agricole est envalai et débordé par des produits en provenance des pays voisins et de lointain l’extérieur. Pour ce faire toute la problématique passe par Conciliation entre le libre-échange reconnu aux opérateurs économiques importateurs et la protection des productions agricoles lequel devoir revient à l’Etat, aux autorités politiques en vue de la promotion et de l’agriculture locale rudimentaire familiale mais surtout de l’industrialisation du secteur à travers « l’agro-industrie ».Que les produits industriels fabriqués ailleurs soient fortement concurrencés chez nous ,mais que les produits crus qui se cultivent au Mali le soient aussi ,cela s’appelle le paradoxe. Par ce que victimes d’une importation à concurrence déloyale des mêmes produits agricoles d’origine étrangère. Les tubercules, fruits et légumes, en sont les plus visés. Le cas spécifique de la pomme de terre, parlons-en, il ne fait aucun doute que « les productions étrangères de la pomme de terre constituent de nos jours le goulot d’étranglement pour les producteurs locaux et nationaux impuissants devant cette importation qui échappe à toute diligence aussi politique que douanière. L’union Européenne et le Maroc demeurent la bête noire dans ce sous-secteur pour nos producteurs de Sikasso de Kati de Ségou et ailleurs dans le pays profond.

Pour relever le défi de satisfaire et les producteurs locaux, et les importateurs au nom du « libre échange » et surtout les consommateurs qui ne profitent pas et l’Etat à travers ses recettes douanières, il va falloir chercher à concilier protection de la production agricole nationale et respect des directives de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) en matière de libre circulation des marchandises.
Cette protection pour la promotion de l’agro-industrie passe le recours au nouveau Tarif extérieur commun de la CEDEAO, à travers lequel, l’Organisation a porté de 20 à 35% « le taux du droit de douane applicable à beaucoup de produits agricoles d’origine étrangère importés dans la communauté ».
Abdoulaye Faman Coulibaly

Djibril Coulibaly

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